Blog : Carnet de voyage

Le jour où … il a été temps de rentrer !

Le jour où … il a été temps de rentrer !

Life is what happens when you’re making other plans (John Lennon)

Qu’il m’a été difficile d’accoucher de ce post (oui la meuf « accouche » de ses articles, carrément). Pas l’envie, pas les mots, pas la patience. Ça ne voulait tout simplement pas sortir. Il doit y avoir une histoire de maturation intérieure là dedans, comme ces écrivains qui peinent à trouver l’inspiration de leur prochain bouquin (oui, je vois pas le mal qu’il y a à se comparer à un écrivain, quel est le problème ?). Mais comme on parle ici de choses plutôt profondes et personnelles, j’ai décidé qu’on avait bien tout notre temps.

Je parle bien sur de NOTRE RETOUR !! Youpi, tralala, pouet pouet, nous sommes de retour dans notre bonne vieille contrée française ! Mais attends 2 minutes, on arrête tout : c’est quoi CE BORDEL ? Qu’est ce que vous faites en France ?!!

Réponse en images :

On vous dit donc à très vite sur le blog pour de nouveaux articles sur notre aventure !

Cheers.

 

Guatemala – le volcan Tajumulco

Guatemala – le volcan Tajumulco

Quand on parle de l’Amérique Centrale, on imagine souvent des plages de sable blanc, des animaux incroyables, un temps idyllique toute l’année, des hôtels splendides et pas chers etc. En somme, le paradis pour les vacances !

Mais comme partout dans le monde, il y a l’image que l’on se fait d’un pays, et ce qu’on y découvre une fois sur place, ce qui peut être radicalement différent. Ce fut le cas du Guatemala, nos premiers pas en Amérique Centrale.


Après notre traversée du Mexique (et un passage un peu compliqué de la frontière), nous passons la journée en enchaînant mini-bus et taxis pour arriver à Xela, deuxième ville du Guatemala (en taille) après la capitale.

 

Les abords de la ville ne sont guère attrayants (des champs qui ressemblent à des décharges publiques, une kyrielle de bâtiments délabrés ou pas finis). En revanche, l’hyper centre s’avère relativement joli et sympathique si l’on met de côté quelques aspects un peu inquiétants:

  • des gardes armés de fusils à pompe devant chaque distributeur
  • la grille constamment fermée de notre auberge pour éviter les agressions
  • les recommandations de notre aubergiste de rentrer avant la tombée de la nuit pour ne pas tomber sur des vampires et des loups-garous des personnes malveillantes qui s’en prennent aux gentils touristes etc.

Bon. La ville peut être hostile ok. Nous ne nous laissons pas refroidir pour autant (malgré une température en chute libre après les chaleurs du Mexique, 10°C grand maximum) : nous décidons de fuir partir pour un trek de 2 jours à la conquête du plus haut sommet d’Amérique centrale (rien que ça), le volcan Tajumulco qui culmine à 4200m d’altitude !

 

Tajumulco Guatemala

Pas particulièrement entraînés, Marjo un peu malade, on hésite quand même avant de se lancer. Le guide (fort sympathique, forcément) nous promet un trek en petit groupe, une vue extraordinaire, et finit de nous convaincre avec un prix raisonnable (800 Quetzales pour deux, soit 100 euros). Vendu !

Départ le lendemain matin à 5h (tant pis pour la grass mat’), équipés de nos sacs à dos alourdis de 4L d’eau chacun, de toutes nos affaires les plus chaudes (il paraît qu’il peut faire froid, tiens tiens) et armés d’une motivation sans faille.

Xela Quetzaltenango

Xela Quetzaltenango

Nous rejoignons notre guide et nos compagnons de trek: un couple israélien et un voyageur néo-zélandais. Après avoir réparti les victuailles dans les sacs à dos, nous embarquons dans un mini-van. Jusqu’ici tout va bien. Après 15 min de voyage, nous voici lâchés au milieu d’une fourmilière de Chicken Bus. Ah… les Chicken Bus !

Chicken bus guatemala

Explication :

Ces anciens bus scolaires nord-américains repeints de couleurs magnifiques sont la colonne vertébrale des transports en commun du Guatemala. Conçus pour transporter des enfants, à raison d’environ 30 marmots par bus, ils sont ici utilisés à leur plein potentiel: on met les bagages sur le toit, les animaux aussi, puis on entasse un maximum de personnes à l’intérieur.

PERSONNE n’est jamais laissé sur le bord de la route et quand le coude de votre voisin vous rentre dans les côtes, que votre tête est écrasée contre la vitre, vos genoux broyés par le siège devant (ces bus sont conçus pour des enfants, certes nord-américains, mais même sans personne dedans, ce n’est pas confortable pour un adulte) et que vous estimez à environ 100 personnes le nombre de passagers du bus, il semble parfaitement surréaliste de voir le bus s’arrêter pour laisser de nouveaux passagers se faire une place en jouant des coudes. Et pourtant c’est ce qui arrive.

Mais tout ceci, nous ne le savons pas encore ! nous embarquons donc avec d’immenses sourires dans le bus, ravis d’utiliser ce nouveau moyen de transport emblématique de la région.

3 heures après, nous débarquons fourbus par un trajet épique dans les montagnes. Nous voici à près de 3000m d’altitude, le soleil brille et il n’y a personne aux alentours. Le paysage splendide et la douce brise nous redonne du courage et nous attaquons l’ascension du volcan.

Tajumulco Guatemala

 

Après 1 heure de marche, nous commençons a ressentir l’altitude et le poids de nos sacs sur nos épaules. Il reste 3 heures d’ascension avant d’atteindre le camp de base à 4000m. Le souffle court, les épaules meurtries, nous nous encourageons mutuellement même si certaines pensées nous traversent l’esprit…. « Mais qu’est-ce qu’on fait là? On a fait 8h de bus hier, dormi 5h, fait 3h de Chicken Bus ce matin et on fait une randonnée en haute altitude avec nos sac à dos sans un soupçon d’esquisse d’entrainement?« .

C’est l’heure de la pause déjeuner ! OUF ! On souffle, on mange nos sandwichs en observant le panorama absolument fantastique qui s’offre à nous mais… Il y a un mais: un troupeau de nuages s’est lancé à l’assaut de la montagne… (suspens)

Tajumulco Guatemala

Notre guide nous explique que le temps change extrêmement vite et qu’il pourrait donc pleuvoir bientôt: il faut se remettre en route afin d’atteindre le camp de base avant la pluie.

Tajumulco Guatemala
Les deux dernières heures de marche de la journée sont dures, très dures ! Ajoutez à ceci le fait que notre guide est malade (!), la sérénité qui nous habitait commence à s’envoler.

Après avoir souffert comme jamais pour faire le moindre pas, nous finissons par arriver au camp de base! Premier 4000m pour Marjo, première fois que nous voyons des arbres à 4000m et… première fois qu’il faut monter des tentes et faire du feu à cette même altitude où rien n’est facile.

Tajumulco Guatemala

Tajumulco Guatemala

A peine le dernier piquet planté et les premières flammes allumées, l’invitée surprise fait son entrée: la pluie se joint à nous pour la soirée. La nuit tombe rapidement et après avoir dîné, nous nous installons pour dormir. Malgré la fatigue et le bruit de la pluie qui nous berce, le froid nous empêche de passer une bonne nuit. De toutes façons, nous étions prévenu, la nuit ne serait pas complète: en effet afin d’arriver pour le lever de soleil au sommet, le réveil a été réglé à 3H du matin
Groggys, nous entamons l’ascension finale à la lumière de nos lampes frontales: le souffle court, chaque pas nous coûte énormément d’énergie, il faut se concentrer pour poser nos pieds au bon endroit et plus nous montons, plus le vent se renforce et nous glace. Les maux de têtes commencent à se faire sentir à cause du manque d’oxygène mais les premières lueurs de l’aube nous encouragent à continuer d’avancer.
Les derniers pas nous amènent dans un paysage lunaire: à notre droite le cratère béant du volcan et tout autour de nous, des pierres volcaniques ainsi que de la poussière. Le vent souffle tellement fort qu’il nous faut nous tenir aux rochers pour ne pas perdre l’équilibre.

Tajumulco Guatemala

Tajumulco Guatemala

Nous tournons le regard et… nous sommes bel et bien au sommet le plus haut d’Amérique centrale: il n’y a pas une montagne qui semble nous arriver à la cheville.

Tajumulco guatemala

La beauté surréaliste de ce panorama est encore renforcée par le fait que nous distinguons ces montagnes uniquement grâce aux lueurs orangées de l’aube qui dessinent leur profil dans un ciel encore clairsemé d’étoiles. Autant vous dire que les maux de têtes et les difficultés sont instantanément balayés par le plaisir indescriptible d’être arrivés et de contempler ce paysage. Il ne nous reste plus qu’à attendre que le soleil se lève, là-bas au loin derrière les montagnes. Les étoiles s’éteignent les unes après les autres, le monde noir blanc et orange commence à prendre des couleurs, les appareils photos se déchainent et les sourires sont étirés jusqu’aux oreilles. Le soleil se lève et réchauffent nos esprits mais pas nos corps car le vent semble se renforcer à chaque instant!

Tajumulco Guatemala

Nous avons une chance extraordinaire car il n’y plus un nuage dans le ciel et nous pouvons voir à des kilomètres à la ronde. Une fois le soleil levé, nous décidons de rebrousser chemin afin de prendre le petit déjeuner. C’est en se retournant que nous sommes témoin à nouveau d’une vue incroyable: le volcan projette son ombre en forme de cône parfaite sur la vallée. Tout simplement extraordinaire.

Tajumulco Guatemala

Dire que cette expédition a été dure n’est pas un euphémisme. Mais la récompense a été largement à la hauteur des difficultés surmontées et les souvenirs que nous en gardons nous accompagnerons longtemps.

C’est d’ailleurs le souvenir de cette expédition qui nous a aidé à nous motiver pour un certain nombre de superbes randonnées que nous avons fait par la suite.

DONC si jamais vous choisissez le Guatemala pour vos futures vacances, on ne peut que vous recommander de partir pour le Tajumulco !

Notre Noël en Equateur

Notre Noël en Equateur

Pas de fêtes en famille ou entre amis pour nous en 2014 ! Et oui, on ne peut pas tout avoir : partir au bout du monde ET retrouver ses proches dès qu’on en a envie.

Notre Noël 2014 à nous s’est donc passé au milieu du monde : en Equateur ! Pour l’occasion, on s’est offert quelques jours dans les montagnes de la région du Cotopaxi, dans une auberge faites de chalets en bois, avec une vingtaine d’autres voyageurs. Ici, point de Wifi : les discussions au coin de la cheminée ont remplacé les smartphones.

Retour en images et en son sur notre 25 décembre à nous :

Ce n’était pas la première fois que nous passions Noël à l’étranger, mais cette fois-ci nous étions O-R-G-A-N-I-S-E-S. Nous avions à cœur de ne pas passer Noël dans une auberge cracra (bof), ou dans une ville pas très belle (bof bof), ou carrément à un passage de frontière (BOF BOF BOF).

Réserver un chouette lieu était aussi notre façon à nous de retrouver un peu d’esprit de Noël : dur dur pour nous de ressentir l’exaltation des fêtes de fin d’année quand il nous en manque tous les éléments annonciateurs ! Pas de combo manteau-bonnet-gants-bottes-et j’ai encore froid. Pas de courses dans les magasins bondés (« Mais qu’est-ce-que je vais bien pouvoir lui acheter cette année ?!!« ). Pas de profonde réflexion philosophique au sujet du repas du réveillon. Pas de pot de Noël au bureau (pas une si mauvaise chose d’ailleurs). Pas de vieux feuilletons de Noël à la télé. Pas de passage par une gare pleine à craquer, avec des paquets de cadeaux plein les bras.

Non pas que tout ceci nous fasse particulièrement envie, on est d’accord. Mais cela participe à créer une certaine ambiance qui, elle, nous manquait.

Qu’à cela ne tienne ! Pour nous, Noêl sera en auberge, dans les montagnes, avec cheminée, coucher de soleil à tomber et jacuzzi. Pour les curieux, voici le lien vers le « Secret Garden Cotopaxi« , une merveille. Nous n’étions pas les seuls à avoir cette idée puisque l’auberge était quasi pleine. Nous avons quand même eu la chance d’avoir notre propre lit double et un étage pour nous tous seuls !

Nous y avons donc passé 3 jours, à nous laisser chouchouter (le lieu est si reculé que les 3 repas par jour sont compris dans le prix de la nuit – 35 USD). S’en sont suivis de supers repas cuisinés sur place par des chefs équatoriens, des discussions pendant lesquelles on s’empiffre au coin du feu, une rando vers un glacier et quelques belles rencontres ! Un de nos meilleurs souvenirs en Equateur.

 

Auberge Secret Garden Cotopaxi

Auberge Secret Garden Cotopaxi

Auberge Secret Garden Cotopaxi

Equateur lamas

Randonnée chute d'eau Cotopaxi

Equateur Cotopaxi paysage

Equateur cotopaxi

Equateur randonnée cotopaxi

Equateur randonnée cotopaxi

Equateur chevaux sauvages

Notre team rando

Equateur cotopaxi

Glacier Cotopaxi

Secret Garden Cotopaxi

Noel en Equateur

 

Passer la frontière Mexique Guatemala : la galère !

Passer la frontière Mexique Guatemala : la galère !

Vous qui souhaitez passer du Mexique au Guatemala par la frontière terrestre, ceci pourrait bien vous intéresser. Nous l’avons fait en octobre 2014, et ce fut … plutôt épique !

Etape 1 : choisir la bonne frontière

Après 3 semaines passées au Mexique, nous décidons de céder à l’appel du Guatemala. Etant dans la ville de Palenque, deux possibilités s’offrent à nous :

  • Passer par Frontera Corozal, à 2h15 de Palenque : c’est le passage le plus au Nord, qui permet ensuite de rejoindre facilement le site archéologique de Tikal et la belle ville de Flores
  • Passer par Ciudad Cuauhtemoc, à 2h de San Cristobal de las Casas : entrer au Guatemala par là est le mieux pour visiter la région des volcans autour de Quetzaltenango

Passer frontiere Mexique Guatemala

Choix n° 1 pour nous : l’objectif est d’aller visiter Flores et le site de Tikal, au Nord du Guatemala, puis de passer au Belize.

Seulement voilà, avant de partir du Mexique, nous voulons voir la ville de San Cristobal de las Casas. Nous partons donc de Palenque pour San Cristobal, en nous disant que nous pourrons toujours aller ensuite à la frontière de Frontera Corozal depuis là.

5h de bus horribles dans les montagnes, virages serrés et freinages intempestifs de notre chauffeur, nous arrivons à San Cristobal et découvrons qu’il n’est pas possible de rejoindre Frontera Corozal depuis San Cristobal. Notre seul moyen de rejoindre le Guatemala est maintenant par Ciudad Cuauhtémoc, ce qui nous fera arriver beaucoup trop au Sud pour visiter Tikal et passer au Belize !

Il nous reste la solution de rebrousser chemin jusqu’à Palenque… mais le souvenir de ces 5h de bus dans nos estomacs nous en dissuadent fortement. Le Belize ce sera donc pour une autre fois !

***

Etape 2 : prévoir les frais de sortie du Mexique

Et oui : traverser une frontière par voie terrestre oblige à payer cash les éventuels frais d’entrée et de sortie du territoire (en avion, ces frais sont compris dans le prix de vos billets !).

Pas renseignés, la fleur au fusil, nous utilisons quasi tous nos pesos mexicains pour payer le minivan pour la frontière (300 pesos chacun), persuadés que nous n’aurons plus besoin de pesos. Arrivés là bas, le bureau d’immigration prend nos passeports … et nous demande 306 pesos chacun (16 euros) pour sortir du territoire ! Ca n’a pas l’air d’être une arnaque : des papiers officiels détaillent les tarifs.

Aucun distributeur dans la ville. Nous n’avons pas de dollars sur nous (autre erreur). L’agent d’immigration nous fait comprendre que si nous ne payons pas, nous ne sortons pas du Mexique. Bref, nous sommes mal barrés !

C’était sans compter sur la générosité de nos compagnons voyageurs : dans le van, les gens se « cotisent » pour que nous puissions payer notre sortie.

J’ai l’impression de faire la manche avec ma main tendue à chaque rangée !

A savoir : rien à payer si vous restez moins d’une semaine dans le pays. Dans tous les cas, il vous faut impérativement conserver le papier d’entrée qu’on vous a donné lors de votre arrivée au Mexique.

Finalement, nous réunissons la somme nécessaire et au-revoir le Mexique !

Plus tard au Guatemala, nous rencontrerons un italien nous affirmant que si vous arrivez au Mexique en avion, ces 306 pesos de sortie sont déjà inclus dans le prix de votre billet. Il vous suffit de garder votre boarding pass et de le montrer à l’immigration de sortie. Si l’agent veut quand même vous faire payer, exigez de parler à son responsable. Ça a marché pour lui, mais nous n’avons pas pu vérifier cette information : à tenter ?

***

Etape 3 : éviter de se faire arnaquer en entrant au Guatemala

Sortir du Mexique, c’est bien. Entrer au Guatemala, c’est mieux. Nos sacs sur le dos, nous traversons la frontière à pied et arrivons au bureau d’immigration guatémaltèque. Dans la queue de voyageurs devant nous, personne n’a l’air de payer quoique ce soit. Aucune information tarifaire n’est affichée sur les murs. Les agents tamponnent les passeports à la chaîne.

A notre tour, l’agent prend nos passeports, les tamponnent (youpi ça y est on y est arrivés !) … et nous demandent 2 dollars US par personne pour rentrer sur le territoire. Nous lui demandons pourquoi, tout ce que nous obtenons comme réponse c’est son vieux collègue qui nous crie « 2 dollares ! ». Tout le monde se regarde dans la queue. Nous sentons bien l’arnaque, mais même si nous voulons payer, nous n’avons plus rien sur nous !

Je lui demande où est le distributeur le plus proche, il m’explique qu’il faut prendre un taxi, c’est à 5 minutes. Je jette un coup œil dehors : le bus qui doit nous conduire à la prochaine ville est déjà là, je n’aurai jamais le temps de faire l’aller/retour au distributeur.

Je suis en pleine tentative d’explication de mon problème quand surgit un autre agent, visiblement mécontent qu’on bloque sa belle chaîne de tamponnage de passeports. Mon interlocuteur lui explique que nous n’avons pas d’argent. Il jette un coup d’oeil à nos passeports (déjà tamponnés qui plus est, techniquement on est déjà en droit de rentrer dans le pays), et nous dit de passer. Tout simplement.

Je récupère nos passeports, sous le regard du vieux qui nous avait hurlé de payer. Je comprends que son petit extra de la journée vient de lui passer sous le nez.

Une fois dans le bus, nous nous apercevons qu’absolument personne à part nous n’a été sommé de payer : nous avions certainement de bonnes têtes de gringos, voilà tout.

Moralité : l’entrée au Guatemala est gratuite ! Demandez à voir un responsable dans le cas contraire, et, surtout, demandez un reçu. Dans la majorité des cas, ils ne pourront pas vous faire ce reçu et vous laisseront passer.

En espérant que cela vous serve !

 

3 semaines au Mexique: itinéraire

3 semaines au Mexique: itinéraire

Après le sirop d’érable et la poutine, bonjour les tortillas et la tequila ! Décollage depuis Vancouver et arrivée à Cancun après une escale à Toronto: du Pacifique à la mer des Caraïbes, de 17°C à 35°C…. Les seules choses que nous retrouvons à l’arrivée sont: le soleil, notre bonne humeur et nos sac à dos. Tout va bien, on peut aller explorer le Mexique!

Nous avons vécu beaucoup de choses au Mexique et pour ne pas faire un article plus long que le bras (malgré notre esprit de synthèse hyper développé), nous avons sélectionné les étapes clés:

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1. Isla Mujeres

Enfin sortis de l’aéroport de Cancun, nous tachons de fuir cette ville qui n’a rien de mexicaine. Pour cela nous montons dans notre premier « Collectivo » en direction de l’embarcadère pour Isla Mujeres. Premier choc culturel en plus du choc thermique, nous voici à bord d’un mini-bus dont la porte latérale ne ferme pas,dont les sièges ont été remplacés par des planches de bois, avec pour compagnons de route un vieux monsieur qui nous dévisage tel des moutons à 5 pattes, une dame qui porte un immense panier d’ANI (aliments non-identifiés) sur sa tête et une joyeuse petite famille dont les enfants ont un regard assez similaire à celui du vieux monsieur à notre égard. Quelques minutes plus tard, nous embarquons sur un ferry qui navigue sur les eaux cristallines en direction d’Isla Mujeres. Cette petite île au large de Cancun est un havre de paix dans un paysage paradisiaque ou ne rien faire est la meilleure des occupations. Cela tombe bien car c’est exactement ce dont nous avons besoin après les 6000 km de traversée du Canada. Programme: repos, plage, bières fraiches et…. à notre plus grande surprise, le premier soir, balade sur la plage et rencontre avec des bébés tortues!!!

A savoir: pour éviter Cancun il existe aussi Isla Holbox, plus au nord. Plus grande elle est également très belle et c’est un super spot pour partir nager avec les requins baleines! Sur Isla Mujeres, l’aubegre Poc-Na est très sympa et abordable. Néanmoins il existe de très nombreuses options pour se loger, vous pouvez aisément faire un tour par vous-même pour voir ce qui est proposé.

2. Tulum

Après avoir rechargé nos batteries, nous prenons la route pour 1h30 de trajet direction le sud et Tulum: le Cancun des Mayas ! La ville de Tulum ne présente aucun intérêt contrairement aux ruines de la ville Maya construite au bord de la mer des Caraïbes. Les ruines sont en bon état, les iguanes y pullulent et le lieu est absolument magnifique tout comme la plage. Il y a néanmoins de nombreux hôtels de luxe qui s’accaparent une partie de la côte mais il est aisé de les éviter, contrairement aux moustiques qui ne rigolent pas dans cette région chaude et excessivement humide: prévoyez un très bon anti-moustiques, sinon vous expérimenterez des piqûres mémorables.

La plage du site Maya de Tulum
La plage du site Maya de Tulum

A savoir: il existe une vraie différence de confort entre les bus 1ère classe et 2nde classe. Vérifiez toujours la différence de prix car quelques pesos peuvent vous offrir un voyage plus agréable. A Tulum, Weary Backpackers est une super auberge avec une piscine salvatrice! Pensez à vous renseigner à l’auberge concernant les prix des trajets en taxi afin de ne pas vous faire avoir.

3. Valladolid

Nous rejoignons la très jolie ville de Valladolid: avec une taille humaine et des couleurs vives ainsi que des bâtiments de type coloniaux, la ville possède un charme indéniable. L’église et le couvent sont également très beaux et bien mis en valeur. Nous nous ressourçons dans un hôtel avec (oh luxe suprême) de l’eau chaude ! Valladolid possède une chose unique: un Cenote en pleine ville. Nous nous sommes empressés d’aller profiter de ce magnifique endroit. Un Cenote? Kézako? Vous connaissez les rivières souterraines? Vous connaissez le calcaire? Et bien imaginez un sol calcaire qui s’effondre au-dessus d’une rivière souterraine: vous obtenez un trou dans le sol avec de l’eau au fond! Et PAF! Un Cenote.

A savoir: essayez de savoir combien payent les locaux pour les crêpes mayas de la place centrale, on a payé 20 pesos et on soupçonne un tarif spécial gringo! Sinon, on vous recommande vivement d’aller manger au Conato, c’est succulent (mais pas facile à trouver les rues étant assez sombres, alors courage! Vous allez bien manger!)

4. Chichen Itzah

Le site de la 7ème merveille du monde se situe à 30min de Valladolid en bus. Arrivés sur place nous sommes assaillis pour acheter mille et une choses inutiles, littéralement cernés par ces vendeurs ambulants qui se trouvent de chaque côté des allées du site. On ne va pas vous le cacher, ça gâche pas mal l’expérience. Le site en lui-même est assez grand, en bon état et bien entretenu. La pyramide principale est en effet impressionnante mais il n’est plus possible de monter dessus. Le temple des mille colonnes et le marché sont les endroits les moins courus par les touristes et donc les plus sympathiques selon nous. Au final nous repartons mi-figue mi-raisin sans trop savoir quoi penser: oui c’est beau mais…. c’est l’un des sites les plus cher (12€ l’entrée seule) et au final assez peu agréable à visiter (si vous ne payez pas de guide, il n’y a aucune information, pas un seul panneau explicatif). Nous avons été plus enchantés par d’autres sites Mayas comme vous le verrez un peu plus tard.

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L’une des 7 merveilles du monde: la pyramide de Chichen Itzah

A savoir: il existe un collectivo pour y aller (contrairement à ce qu’on nous a dit, avec aplomb en plus!) et sinon…. ben c’est pas le meilleur des sites Mayas!

5. Merida

Notre première grande ville mexicaine… Nous n’avons pas été déçus! Merida est une jolie ville avec de nombreux bâtiments coloniaux, une place centrale belle et animée et de façon générale, la ville déborde de vie. Il y a de la couleur sur les murs mais également dans la façon de vivre des habitants de Merida: de nombreux marchés, d’innombrables magasins et des gens partout! Nous avons d’ailleurs assisté à la venue pour son discours annuel du gouverneur de l’état du Yucatan: tout le monde était de sortie, sur son 31, les concerts battaient leur plein et les vendeurs ambulants foisonnaient. C’est assez surprenant pour nous de voir un pareil engouement pour un politicien! Il n’y a pas d’attraction majeure à Merida mis à part ses marchés et ses rues mais c’est suffisant et la ville est une excellente base pour visiter les Cenotes alentours et les sites Mayas d’Uxmal et Chichen Itzah notamment. La plage n’est pas bien loin non plus (20 min en collectivo).

Le secret de la bonne humeur des habitants de la région?
Le secret de la bonne humeur des habitants de la région?

A savoir: la meilleure auberge que nous avons faites au Mexique est à Merida –> Nomada’s. Une splendide piscine, un jardin avec iguanes, de jolis espaces communs, un chef qui vient donner des cours de cuisine mexicaine, des chambres grandes et propres… le paradis du backpacker en somme.

6. Uxmal

Situé à environ 1h en bus de Merida le site Maya d’Uxmal mérite clairement le détour. Au contraire de Chichen Itzah, ce n’est pas rempli de touristes et donc de vendeurs ambulants. A vrai dire, ils sont tout simplement inexistants ce qui n’est pas pour nous déplaire. Toujours au rayon des bonnes nouvelles, le site est grand, les monuments variés, en bon état et vous pouvez grimper sur un certain nombre d’entre eux. Le prix de l’entrée est sensiblement similaire à celui de Chichen Itzah (11€), ce qui reste cher. Lors de notre visite nous étions quasiment seuls et nous avons pu déambuler avec plaisir à travers les ruines. Attention néanmoins à bien vous renseigner sur l’heure de passage du bus retour car il n’y en a pas souvent. Préparez vous aussi à un éventuel retard: nous avons attendu le notre 45min en luttant contre les moustiques locaux.

La vue depuis une des pyramides d'Uxmal
La vue depuis une des pyramides d’Uxmal

A savoir: la pyramide tout au fond du site vous promet une ascension abrupte mais une récompense qui en vaut la peine. En effet vous pourrez admirer l’ensemble du site depuis le sommet et la vue des différents monuments au milieu de la jungle est vraiment magnifique.

7. Palenque

Nous avons pris notre premier bus de nuit depuis Merida pour Palenque: 9h de trajet, climatisation à fond et réveil par des policiers pour le contrôle des passeports. On a adoré! Ou pas. En revanche, à notre arrivée à Palenque, le soleil se levait et le ciel était rempli de couleurs absolument splendides, de quoi oublier un peu le trajet en bus. Le temps de trouver notre auberge accompagné par notre nouvel ami allemand, Chris, il était déjà l’heure de départ d’un tour qui durait la journée pour voir le site de Palenque, les chutes d’Agua Azul et la cascade de Mishol-ha. Dans un premier temps nous avons donc découvert les ruines de Palenque: le site est l’un des plus grands du Mexique, sachant que seulement 5% de la cité est aujourd’hui visitable. C’est tout simplement immense et très impressionnant. Les monuments s’enchaînent, un temple, une tombe, un palais etc. Tout cela au beau milieu de la jungle donnant un cadre magique à l’ensemble: certaines cascades méritent clairement le détour et vous pourrez apercevoir des toucans au milieu de la végétation luxuriante. Pour ce qui est de Mishol-ha, c’est une immense cascade derrière laquelle vous pouvez passer (non sans se mouiller… je sais de quoi je parle) pour une expérience assez unique! Les chutes d’Agua Azul n’étaient pas bleues comme leur nom l’indique mais c’était la saison des pluies. Cela reste un très beau site et il est possible de s’y baigner.

L'immensité de Palenque
L’immensité de Palenque

A savoir: il est moins cher de réserver le tour depuis son auberge que depuis la gare de bus ou les rabatteurs ne manquent pas. L’économie, dans notre cas, était de près de 5€ par personne. Par ailleurs, si vous avez le mal des transports, accrochez-vous car la route pour Mizol-ha et Agua Azul, qui est celle qui rejoint San Cristobal de Las Casas, est un enchaînement de virages non-stop. Elle offre néanmoins des panoramas à couper le souffle.

8. San Cristobal de Las Casas

Il y a environ 230km de route depuis Palenque pour atteindre San Cristobal de Las Casas mais le bus met 5h… La fameuse route! Une fois notre cœur et nos intestins remis en place, nous découvrons une ville haute en couleurs et entourées de montagnes. L’air frais nous redonne le sourire et les nombreuses petites rues (dont certaines piétonnes!), la place centrale, les nombreuses églises achèvent de nous convaincre que San Cristobal, c’est bien! Tout comme à Mérida, la ville elle-même est la principale attraction ainsi que son marché. Depuis San Cristobal nous sommes allés visiter le village de San Juan de Chemula qui vaut le détour notamment pour son église hallucinante ou des fidèles viennent sacrifier des poules au milieu de centaines de cierges allumés, assis sur de l’herbe (oui oui, de l’herbe, dans l’église).

Les rues piétonnes de San Cristobal: un vrai plaisir!
Les rues piétonnes de San Cristobal: un vrai plaisir!

A savoir: Erny’s hostel offre des chambres privées pas chères avec petit-déjeuner inclus (moins de 10€ pour 2) mais n’est pas le bon endroit pour réserver vos excursions, préférez l’auberge Puerta Vieja qui offre des services à un tarif imbattable (ainsi qu’un lieu privilégié si vous souhaitez faire la fête).

9. Canyon Del Sumidero

Des crocodiles, des falaises vertigineuses (jusqu’à 1000m !), des chutes d’eau et également un océan de déchets: voila ce qui vous attend au Canyon Del Sumidero. Situé à environ 1h30 de San Cristobal, c’est une des attractions majeures de la région. La route pour y aller offre des points de vue panoramiques sur la vallée vers le Guatemala et le canyon n’est pas en reste: c’est majestueux. Un trajet en bateau permet de serpenter entre les parois de cet environnement naturel et d’en découvrir tous les recoins. Malheureusement, c’est aussi l’occasion de voir toute l’étendue de la bêtise humaine: à un endroit du canyon nous sommes tombés sur un véritable océan de déchets accumulés tant et si bien que le pilote du bateau à du lutter pour le franchir sans casser le moteur. Cela enlève au charme de l’endroit mais il reste un incontournable de la région.

Et voila, le Mexique c’est terminé pour nous. Nous rejoignons le Guatemala depuis San Cristobal de Las Casas. Nous sommes restés 3 semaines et l’itinéraire que nous avons réalisé est largement faisable sans se presser. Si nous n’étions pas restés au sanctuaire pour singes de Tulum (on vous en dit plus dans un prochain article), nous serions sûrement allé du côté de Oaxaca (accessible depuis San Cristobal de Las Casas) qui est une très belle région sur la côte pacifique. Ce sera pour une autre fois. A bientôt pour la suite de nos aventures et encore merci de nous suivre!

Quelques repères: une chambre privée pour deux coûte aux alentours de 200 pesos (environ 12€), une bière dans un bar vous coûtera 25 pesos (1,5€), un repas pour deux bon marché revient à 140 pesos environ (8,3€) et un trajet de bus de 2h environ en classe intermédiaire se paye 90 pesos (5€ – trajet de Cancun à Tulum).